Quand j'étais capitaine - Bernard Clavel

Publié le par Laurent

Quand j'étais capitaine - Bernard Clavel
Magnifique roman de la bibliothèque de Tatie Sarah
Agrandir l'image
 
L'auteur vu par André Brincourt
Bernard Clavel est né en 1923 dans le Jura, où il a passé son enfance entre une mère fleuriste, et un père boulanger, une tante ‘qui faisait de la peinture’ et un oncle ancien officier des Bat’d’Af.
Après bien des métiers qui constituent ses “universités” , un peu comme London qui l’a tant fait rêver, il peint et écrit, seul, sans véritable maître jusqu’à L’Ouvrier de la nuit, publié en 1956, qui le fait connaître.
Encouragé par Bachelard, Gabriel Marcel, Hervé Bazin, Marcel Aymé, entre autres, il poursuit une œuvre qui ne comprend pas moins de soixante-dix ouvrages aujourd’hui, traduits dans une vingtaine de pays.
Prix Goncourt pour Les Fruits de l’hiver, Grand prix de la ville de Paris pour l’ensemble de son œuvre, Bernard Clavel est élu à l’Académie Goncourt en 1971 où il remplace Jean Giono.
Mais préférant les pistes du Grand Nord aux salons, il démissionne en 1977.
Éternel errant, créateur infatigable, Bernard Clavel est un écrivain à part dans la littérature contemporaine : “conteur d’histoires” comme il se définit lui même, et tailleurs d’univers.
“Fidèle à l’esprit de générosité humaine, le voici à côté de ses maîtres, Romain Rolland, Giono.”
 
Présentation de l’éditeur
Après dix années passées au Royaume du Nord, Bernard Clavel renoue avec son Jura natal.
Roman inattendu.
Plein d’émotion, mais aussi débordant d’humour et de verve.
Le Capitaine, ici, c’est Léa.
Une veuve d’officier des bataillons d’Afrique qui n’a rien oublié de ses campagnes.
Son ennemi le plus cher, c’est le vieil Henri, conteur intarissable qu’elle va entraîner avec elle et les enfants dans une véritable guerre de tranchées en miniature.
Beaucoup d’amour et de tendresse baignent ces pages pleines de nostalgie où la vieillesse et l’enfance sont très étroitement mêlées.
Deux âges qui savent si bien se retrouver quand il s’agit de raconter et d’amuser.
 
Quatrième de couverture, présentation de l’auteur
Chaque fois qu’on m’a invité à raconter mon enfance et que j’ai tenté l’aventure, le romancier qui est en moi m’a barré la route.
Mais quand la soif d’enfance devient trop forte, que faut-il faire ?
S’en raconter une autre, plus conforme peut-être à celle de nos rêves, plus imprégnée sans doute d’imaginaire que de réel.
Et qui, pourtant, fera revivre des êtres endormis sous la dalle glacée des années mortes.
Suis-je Léa ou Henri, ou l’un des garnements dont le rire va illuminer l’été ?
Sans doute, comme toujours, les uns et les autres à la fois.
J’avais envie d’un moment d’écriture bonheur après tant d’années d’écriture drame et malheur.
Même s’il m’est arrivé de verser une petite larme, je me suis bien amusé avec ses deux vieux souvent plus enfant que la marmaille qui vient troubler leur sieste.
Après la morsure des hivers, le soleil des vacances finit toujours par revenir, même si c’est pour annoncer d’autres saisons de nuit, de tourmente et de solitude.
BC
 
i
nom de bataille p 23
les citations p 31
Henri est de la classe 73 et il est du 44
Léa peut vous faire marcher au pas en fredonnant Les Africains, Sidi Brahim, la marche des Bat d’Af et même le régiment de Sambre et Meuse.
Tout est dit dans la présentation de l’éditeur, que rajouter de plus.
Que bien souvent j’ai entendu : « tu sais tu devrais le lire »
- ça y est Tatie Sarah, c’est fait on est le mardi 31 janvier 2006 et je viens juste de le finir « tu as raison l’histoire est jolie, et elle ma plu, merci »
 
C’est l’histoire de deux vieux qui sont beaux frères et belles sœurs, elle a passé une bonne partie de sa vie en Afrique avec son militaire de mari qui à fini capitaine, lui de conscrit il a repris la boulangerie de sa mère, et les petits enfants débarquent un beau matin à la gare. Il va falloir s’en occuper.
C’est là que toute l’ingéniosité de Léa rentre en jeux.
Entre un Henri bougon mais attachant, quand il vous commence une histoire, ne le coupait pas pour une question, vous y passeriez la nuit, même si vous connaissez le fin mot.
Non il ne se met pas à repapier*, il raconte.
 
* repapier v.intr. radoter. Ça y-est, il se met a repapier ! De l’occitan repapiar, radotter.
 
 
 
 
 
Publicité

Publié dans Bernard Clavel

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article