Charles de Foucauld - Michel Carrouges
Un boute-en-train, explorateur devient moine ! ! !
Magnifique livre de la bibliothèque de Tatie Sarah
Livre de Michel Carrouges : Charles de Foucauld explorateur mystique
Illustré par Raoul Auger © 1954 – éditions du Cerf , de la collection Super
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Sa vie et toute son oeuvre, son dans ce livre.
Charles de Foucauld béatifié dimanche 13 novembre 2005
Info de l’
Le moine français Charles de Foucauld, qui vécut en ermite parmi les Touaregs du Sahara algérien au début du XXè siècle, sera béatifié dimanche à Rome, première étape avant la proclamation de sa sainteté.
La cérémonie était initialement prévue en mai mais a été repoussée à cause la mort de Jean Paul II
Le pape Benoît XVI, qui entend présider seulement les canonisations, doit être représenté à la messe concélébrée à la basilique Saint-Pierre. Deux religieuses ayant appartenu à des congrégations italiennes doivent être béatifiées en même temps que le père de Foucauld.
La béatification du fondateur de l'ordre des Petits frères de Jésus, tué par des pillards en 1916 à Tamanrasset (Sahara algérien), intervient au terme d'un long procès, ouvert en 1927. Des témoins de sa vie ont été entendus et les écrits de "l'ermite du Hoggar", du nom du massif montagneux où il s'était établi, ont été passés au crible.
La procédure a été suspendue en 1956, pendant la guerre d'Algérie. Le prélat chargé d'instruire le dossier estime alors qu'"il n'est pas prudent de laisser continuer le débat sur la sainteté d'un ancien officier de l'armée française" et "craint qu'on ne regarde pas avec assez d'objectivité son dossier à Rome", explique Mgr Maurice Bouvier, postulateur de la cause de canonisation de Charles de Foucauld, titre officiel de celui chargé de l'instruction du dossier.
Il faudra attendre l'intervention de Paul VI pour que les travaux reprennent en 1967. En 2001, l'Eglise estime que le père de Foucauld a exercé les vertus chrétiennes à un degré héroïque. Trois ans plus tard, la décision de lui attribuer un miracle --la guérison d'une cancéreuse milanaise en 1984--, ouvre la voie à sa béatification.
Selon l'évêque de Laghouat-Ghardaïa (Algérie), Mgr Claude Rault, "le fait que Charles de Foucauld ait vécu dans un contexte colonial a pesé très lourd dans le ralentissement de sa béatification".
L'accusation de colonialisme est "une critique qui parcourt son dossier du début à la fin", admet Mgr Bouvier. Mais en ce qui concerne son "appui à la puissance colonisatrice, on peut trouver des lettres dans un sens ou dans un autre".
Pour Mgr Bouvier, Charles de Foucauld "a été victime de son époque et de son passé". "Il a évidemment suivi la tradition de l'Eglise: à partir du moment où il y a un pouvoir établi, il faut en reconnaître la légitimité. Il n'a fait que suivre l'attitude du Saint Siège. S'il y avait des désordres au Sahara, il signalait les pillards à l'armée. D'une certaine façon, il a été le collaborateur du pouvoir en place" mais "pour le bien des Touaregs", selon Mgr Bouvier.
Charles de Foucauld "est parti en Algérie non pas pour y implanter la France mais pour y apporter la présence de Jésus-Christ à travers lui-même et l'Evangile", souligne-t-il.
Selon Mgr Rault, Charles de Foucauld a appris grâce à l'orientaliste Louis Massignon à porter "un certain regard sur l'islam, une approche respectueuse".
L'ermite lui-même définissait ainsi ses relations avec les musulmans, quelques mois avant sa mort: "Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l'ami sûr (...). Ce n'est que quand on est arrivé là qu'on peut arriver à faire du bien à leur âme".
Pour Mgr Bouvier, Charles de Foucauld a surtout "contribué à faire prendre conscience à l'Eglise qu'elle doit être au service de l'humanité tout entière et que la pauvreté doit avoir sa place dans l'Eglise"
Le "frère universel" Charles de Foucauld béatifié au Vatican
Le "frère universel" Charles de Foucauld (1858-1916), officier français devenu moine au Sahara, témoin de la foi catholique respectueux des musulmans dans une Algérie alors sous domination française, a été béatifié dimanche au Vatican en même temps que deux religieuses italiennes.
Une quarantaine d'élèves en grand uniforme (pantalon rouge, vareuse noire et shako à plumes) de la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr où le vicomte Charles-Eugène de Foucauld a été formé, et plusieurs Touaregs en Djellaba et chèches bleus, symbolisant deux périodes de la vie du nouveau bienheureux, étaient dans les premiers rangs des fidèles.
L'épouse du Premier ministre français Dominique de Villepin ainsi que le ministre de la Justice Pascal Clément ont également assisté à la messe de béatification dans la basilique Saint-Pierre où les Italiens, venus honorer les soeurs Maria Pia Mastena (1881-1951) et Maria Crocifissa Curcio (1877-1957), deux religieuses fondatrices de congrégations, étaient cependant plus nombreux que les Français.
Plusieurs prélats exerçant leur ministère dans des pays musulmans, dont l'archevêque de Rabat Mgr Vincent Landel et l'évêque de Laghouat (Algérie) Mgr Claude Rault, ont participé à la célébration aux côtés, notamment, de l'archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois.
Les nouveaux bienheureux dont la vie est proposée à l'édification des fidèles, auraient dû le devenir dès avril dernier mais la mort de Jean Paul II le 2 avril retardé la cérémonie.
Le pape Benoît XVI, conformément à la règle qu'il s'est fixée, avait délégué la célébration au préfet de la congrégation pour la cause des saints, le cardinal José Saraiva Martins.
Mais il est venu à la fin de la messe se recueillir sur les reliques des bienheureux, "trois personnes qui, dans des formes diverses, ont consacré leur existence au Christ et proposé à tous les chrétiens l'idéal sublime de la sainteté", a-t-il déclaré.
Dans son homélie, le cardinal Saraiva Martins a souligné que le moine français tué en 1916 par des pillards touaregs, "a eu une influence notable sur la spiritualité du XXe siècle et reste, en ce début de troisième millénaire, une référence féconde".
Il a mis l'accent sur la "simplicité" de Charles de Foucauld, son engagement à "témoigner de Jésus dans le respect des autres expériences religieuses" et à "réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité".
Dans l'assistance, Jean-François Ribard opine: "Je suis très touché par la spiritualité du père de Foucauld, à la fois contemplative et fraternelle", confie à l'AFP ce "prêtre au travail". Dans son emploi à la DASS (direction des affaires sanitaires et sociales), il rencontre "de nombreux musulmans" et, comme le père de Foucauld, il veut être "+le petit frère universel+ qui aime tous les hommes".
Le saint-cyrien Charles Guerrier, 22 ans, n'envisage pas, comme son glorieux aîné, de quitter l'armée pour la vie monastique. "Mais son exemple peut nous aider à regarder avec humanité les populations que nous allons rencontrer dans notre carrière", estime-t-il.
Né en 1858 à Strasbourg, Charles de Foucauld a mené une vie dissolue avant de s'engager dans la vie religieuse. Ordonné prêtre en 1901, il s'installe à Tamanrasset (sud d'Alger) en 1905. Il n'a guère suscité de vocations de son vivant, mais depuis sa mort il a inspiré la création de dix congrégations religieuses et huit associations de vie spirituelle dans le monde.
Info : http://www.afp.com/francais/home/
Plus d’info sur la biographie de Charles de Foucauld ici :
http://catholique-lyon.cef.fr/article.php3?id_article=703
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